Entre janvier et décembre 2025, 839 préavis de grève ont été déposés, soit une baisse de 23,66 % par rapport aux 1 099 préavis enregistrés tout au long de l'année 2024.

Le nombre de préavis de grève a enregistré sa première baisse en 2024, après une hausse consécutive depuis 2021, et les 839 préavis enregistrés l'année dernière sont les plus bas depuis 2020, période marquée par la pandémie, où 650 préavis avaient été enregistrés, selon l'analyse de la Lusa basée sur les données fournies par la DGERT.

Sur les 839 préavis enregistrés en 2025, la majorité (661, soit 78,8 %) concerne le secteur non marchand de l'État, tandis que les 178 restants ont été enregistrés dans le secteur marchand de l'État.

En ce qui concerne les services minimums, ils ont diminué de 7,3 % en 2025 par rapport à la même période de l'année précédente, pour atteindre 178, selon les données de la DGERT.

En décembre 2025, il y avait 64 préavis de grève, soit une diminution de 72,17 % par rapport aux 230 préavis enregistrés l'année précédente.

Sur ces 64 préavis de grève, la majorité a été enregistrée dans le secteur non commercial de l'État (56, soit 87,5 %), tandis que les huit autres l'ont été dans le secteur commercial de l'État.

Par secteur, les transports et l'entreposage ont enregistré le plus grand nombre de préavis de grève déposés au cours du dernier mois de 2025, soit 22 % du total, suivis par l'industrie manufacturière et les services administratifs et de soutien (20 % dans les deux cas).

En décembre, 44 services minimums décrétés ont été enregistrés, soit une augmentation de 51,7 % par rapport aux 29 enregistrés au cours du dernier mois de 2024.

Le mois de décembre a coïncidé avec la grève générale convoquée par la CGTP et l'UGT contre la révision de la législation du travail proposée par le gouvernement, la cinquième à réunir les deux confédérations syndicales et la première depuis la grève conjointe du 27 juin 2013.

La modification du droit de grève est l'une des mesures les plus critiquées par les confédérations syndicales.

Le gouvernement souhaite intégrer les services de garde d'enfants, de soins aux personnes âgées, de soins aux malades et d'invalidité dans les services minimums requis en cas de grève, ainsi que le secteur de l'approvisionnement alimentaire et les services de sécurité privée pour les biens ou équipements essentiels.

Selon le ministre du travail, de la solidarité et de la sécurité sociale, Rosário Palma Ramalho, il s'agit "d'être un peu plus exigeant sur la définition du service minimum, mais sans supprimer le droit de grève" et en le rendant "seulement compatible avec d'autres droits fondamentaux", à savoir le droit à la santé, au travail, ou encore "à la libre circulation".

Le code du travail stipule actuellement qu'en cas de grève, le service minimum doit être assuré "dans les entreprises ou établissements destinés à satisfaire les besoins sociaux essentiels", ce qui inclut les services postaux et de télécommunications, les services médicaux, hospitaliers et pharmaceutiques, les services de santé publique, y compris les services funéraires, les services énergétiques et miniers, y compris l'approvisionnement en carburant.

Sont également inclus l'approvisionnement en eau, les pompiers, les services publics qui assurent la satisfaction des besoins essentiels dont la fourniture incombe à l'État, les transports, y compris les ports, les aéroports, les gares ferroviaires et routières, concernant les passagers, les animaux, les denrées périssables et les marchandises essentielles à l'économie nationale, couvrant leur chargement et leur déchargement respectifs, ainsi que le transport et la sécurité des biens monétaires de valeur.